Poisson d'avril, bien sûr !
J'vous ai bien eus, hein ?!? 😅
Appel à la populassionne des simmers !
Comme j'ai envie de consacrer mon temps libre à l'écriture de la suite de mon Decade plutôt qu'à la création des deux nouveaux personnages (figurants) dont j'ai besoin pour les MAJ 4 et 5, j'en appelle à vot' bon coeur !
J'aurais donc besoin de deux simettes figurantes :
Si vous n'avez pas les habits d'époque, ce n'est pas un problème, je les rhabillerai moi-même !
Par contre, vous devez garder à l'esprit avant de me céder vos simettes qu'elles risquent d'être malmenées par mon histoire ou de ne pas apparaître sous leur meilleur jour, donc il faudrait que vous n'y soyez pas trop attaché ou que vous ayez assez de recul pour accepter l'usage que j'en ferai ! 😅
A l'avance merci pour votre aide et votre contribution ! 😚
EDIT : j'ai oublié de préciser que ce serait un rôle parlant ! 😏
EDIT 2 : merci à Agathe2013 et L'arbre en boule... Nicole, je retiens ta proposition pour les prochaines fois, car j'aurai à nouveau besoin de figurants (et toujours pour un rôle parlant)

N'avoir pour patron que le vent, la pluie et les saisons convenait parfaitement à Martial Lambert, même si, les mauvaises années, ses efforts pouvaient être réduits à néant. Mais au moins, il n'y avait plus de contremaître pour l'obliger à accomplir des tâches dangereuses, comme ramper sous un métier en marche ou grimper dessus pour replacer sur l'axe la courroie de transmission, ignorant sciemment son statut d'enfant. Il n'avait plus à subir toute cette insouciance criminelle, due à l'appât du gain et cause d'accidents affreux, comme celui qui avait coûté la vie au fiancé de sa sœur et un bras à son père.
Il arrêta brusquement la cognée, surpris de repenser à cette tragédie qui amènerait immanquablement les souvenirs douloureux de tous les autres malheurs qui en avaient découlé. Or, il refusait de se laisser rattraper par les fantômes du passé. Il venait d'épouser la femme dont il était profondément épris. Il l'avait quittée à la pointe de l'aube mais à cet instant, il n'avait qu'une hâte : se retrouver dans l'angle de son regard, à portée de sa voix, attendant d'être entendu jusque dans ses silences. Il se sentait tellement frustré de ne pouvoir lui parler sans bégayer, de ne pouvoir lui dire tout ce qu'elle lui inspirait de doux et de délicat, tous ces espoirs d'un foyer heureux et chaleureux rempli par les rires de leurs enfants.
Il se laissa glisser le long de l'arbre, s'adossa au tronc. Penser à elle avait fait accélérer les battements de son cœur et affluer les merveilleuses images de sa journée de mariage. Sa danse avec Léonie, si éclatante de beauté dans sa robe de mariée, le front ceint d'une couronne de fleurs dont le parfum enivrant flottait encore à ses narines. Le baiser qu'il lui avait donné après l'échange des anneaux et cette furtive mais délicieuse étreinte qui étaient pour lui le début d'un langage. Et puis... et puis... dans les ténèbres de la chambre, la trouée blanche de sa chemise de nuit qui l'avait guidé jusqu'au lit.
![[DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie](https://ekladata.com/Zf4gb_YANaxuFaKbd4fLa2Lc6W8@950x535.jpg)
Martial avait été réveillé bien avant l'aube par les aboiements intempestifs de Gambetta. Il s'était empressé de se lever pour le faire taire avant que sa jeune épouse ne soit à son tour réveillée.
Renonçant à se recoucher, il avait prestement enfilé ses vêtements et en avait profité pour s'occuper de son jardin tandis que les premiers rayons de ce soleil printanier baignaient le ciel matinal d'une lueur crue.
« Veille bien sur ta maîtresse en mon absence ! », avait-il ensuite enjoint Gambetta avant de partir sur sa parcelle de châtaigniers pour y couper du bois.
Quelque soit la saison, Martial était toujours occupé à travailler, même durant les périodes les moins chargées. Il y avait toujours quelque chose à faire dans une ferme. L'hiver était réservé à la réparation des outils. Quand le printemps revenait et si le temps le permettait, il travaillait dans les prés à curer les rases d'irrigation, élaguer les haies, détruire les taupinières. Bientôt arriverait la tonte des moutons. Et puis l'éreintante période des moissons. Et alors, l'hiver serait bientôt aux portes et tout recommencerait.
Cela fait un moment que j'avais prévu d'écrire ce genre d'article, mais j'ai un peu oublié, on dirait...
Donc, voilà, j'utiliserai cette section pour vous montrer les images que je n'ai pas utilisées pour l'histoire, ou les différents lieux (sans retouche d'image pour mieux voir les détails...)
Tout d'abord, j'ai utilisé la maison de GothicPoohBears, que j'ai ré-agencée et redécorée pour faire la ferme de Martial. J'ai, par exemple, mis l'étable à la place de la chambre d'origine, et rajouté une bergerie, un poulailler, les toilettes, la bassine et la corde à linge à l'extérieur.

Le cœur de la jeune fille battait la chamade en arrivant devant la fermette de Martial. Elle était parfois passée devant lors de ses promenades sans y faire attention. Comment aurait-elle pu imaginer un jour en devenir la maîtresse de maison ? Elle redoutait de suivre son mari à l'intérieur, mais la nuit s'était si brutalement rafraîchie que de légers flocons de neige commencèrent à tomber du ciel noir, la faisant frissonner de froid et rechercher la chaleur d'un feu.
Elle ne s'attendait pas au choc qui la saisit quand Lambert et elle s'engouffrèrent à l'intérieur. La fermette était constituée d'une seule et unique pièce à vivre, rudimentaire, dont le sol de terre battu était recouvert de paille pour l'isoler du froid, et comble de l'horreur, elle s'ouvrait sur l'étable d'où lui parvenaient les souffles chauds des animaux de la ferme.
Les deux mariés, assis à la table d'honneur, ne s'adressaient pas la parole, gênés de se sentir comme deux étrangers. Que pourraient-ils bien se dire ? Etaient-ils d'ailleurs obligés de parler ? Martial, qui, complexé par son handicap, redoutait de rebuter sa jeune épouse, se sentait en outre engoncé dans ce trop beau costume qu'il n'avait pas l'habitude de porter. Son beau-père avait absolument tenu à le lui offrir afin qu'il fasse honneur à sa fille. Martial avait été étonné par ce geste généreux, qui ne ressemblait guère aux habitudes de Léonce Lesaunier, réputé près de ses sous et continuellement occupé à faire fructifier son bien bannissant toute dépense inutile.
Marthe déposa le plateau du petit-déjeuner sur la crédence près du lit avant de se diriger vers les fenêtres dont elle tira le...